Présentation .

Bref, on va pas y passer la soirée...

Ce blog, je l'ai créé pour y mettre mes écrits, entre autres des poèmes ou de courts récits tout droit sortis de mon imagination - plutôt fertile il faut bien se l'avouer...
Je ne bloquerais pas les commentaires, pour avoir vos avis, vous qui me lisez et avez peut-être envie de faire des remarques. ^^ (pas forcément flatteuses mais au moins constructives, ça serait déjà bien...)
Donc, bonne lecture à vous, les gens, et j'espère pouvoir vous emmener dans mon monde à travers tous ces écrits, si vous le voulez bien.
Sur ce, je vous souhaite aussi un bon voyage. :)



Présentation .

# Posté le vendredi 12 décembre 2008 17:13

Modifié le samedi 17 octobre 2009 08:32

Anciens Poèmes .

Tu es l'astre éclatant,
Haut dans le firmament.
Illuminant mon ciel noir,
Je peux enfin voir
Tes yeux mordorés
Me contempler.
Si le chagrin m'emporte,
Si je passe la noire porte,
Dans les songes où je vivrais
Je te pleurerais.
Tu es ma lumière.
Eclairant ma mélancolie,
Sans en avoir l'air
Tu me ramènes à la vie.

2006

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Comme si la mer était un homme couché
Et la plage une femme allongée
Dans une éternelle étreinte
Loin, si loin de nos plaintes
Les vagues léchant le sable
Dans un mouvement inlassable
Symbolisant un amour infini
Qui n'entendrait pas nos cris
Un écrin de tendresse
Indifférent à notre détresse.

2007

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Anciens Poèmes .

# Posté le vendredi 12 décembre 2008 17:58

Modifié le lundi 12 octobre 2009 14:08

Par delà l'Océan .

Ô océan tout-puissant, que ta fureur m'emporte,
Que ta colère soit mienne, le temps d'une danse.
Emmène-moi avec toi et qu'à jamais tu me portes,
Admirant ta force, quoi que les autres en pensent
Ta beauté sauvage et ton impitoyable férocité
M'attirent plus que toute autre agréable docilité.

Et pendant que tous vivront doucement,
Je serais avec toi, près du firmament.
Je mourrais dans tes bras écumeux et hurlerais
Que tous ceux qui t'ont oublié périssent sur le champ
Pour avoir osé perdre ton souvenir tandis qu'ils rêvaient,
Corrumpus, et maintenant à genoux et suppliants.

Ils seront avalés par ta colère et celle du ciel,
Qui les regardait paître en paix, oubliant les rituels
Qu'ils vous devaient en remerciement de leur grâce.
Si déshonnorés qu'ils en ont souillé leur propre race,
Si mauvais qu'on devrait les achever sans pitié,
Ni remord devant leur impardonnable lâcheté
Qui les a poussés à devenir des renégats.

C'est la fin pour eux et la mienne ne tardera pas.

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Poème de Shaé .
Par delà l'Océan .

# Posté le vendredi 12 décembre 2008 18:28

Modifié le lundi 12 octobre 2009 14:13

Douloureux Départ .

- mais dégage donc, sale gosse !

- non, répondit la semi-halfeline, les yeux plantés dans ceux du garde.

le garde en question lâcha un grognement sonore et s'avança vers elle, menaçant. elle ne cilla même pas, le regardant simplement avec toute la haine dont elle était capable, ses petits poings serrés.
il la poussa en arrière d'un geste brutal, agacé par cette gamine qui le tannait depuis près d'un quart d'heure pour entrer dans le bureau. celui d'Olwen Neren'Dothil, plus exactement. alors la jeune fille, sans même avoir le temps de réfléchir, lui planta son poignard dans le ventre avec une rapidité hors du commun... l'homme s'effondra, mort. il poussa un râle et son souffle s'éteignit.
Amanae (puisque c'est d'elle dont je parle) le regarda d'un air absent, ne réalisant pas encore l'acte quelle venait de commettre... la lame claire gouttait sur le sol, insensible à l'était de choc de sa propriétaire...

qu'est-ce que j'ai fait ?

la réalité lui tomba dessus, l'écrasant de son poids bien trop important pour une jeune fille de quinze ans qui n'avais jamais songé une seconde qu'elle tuerait un jour. oui, c'en était trop. elle rangea sa lame encore poisseuse de sang dans son fourreau, et s'en alla à toutes jambes, horrifiée.
en réalité, elle était simplement venue voir son père, le très respectable Olwen, pour lui annoncer son départ à Daeron. il faut dire que jusque là sa vie de famille n'avait pas été très rose, entre son père absent et sa mère mourante... elle avait succombé à la maladie quelques mois plus tôt, et c'était à ce moment là que la jeune semi-halfeline avait songé pour la première fois à quitter son village pour les routes. mais son père ne l'avait jamais prise au sérieux, ni n'avait eu de quelconque lien affectif avec sa fille, et elle abandonna en étant persuadée qu'elle en était incapable. or, elle venait de terminer sa formation d'archer et ne supportait plus la vision de l'immense manoir familial vide.
ce jour-là, Amanae avait décidé qu'elle s'en irait. ce qu'elle fit.

adieu.

mais elle renonça à aller à la capitale humaine, absolument persuadée qu'on l'y poursuivrait pour le crime qu'elle venait de comettre accidentellemnt. elle aurait voulu entrer dans le bureau interdit, et fondre en larmes sur les genoux de son père en expliquant que tout cela n'était qu'un simple et regrettable accident... mais elle ne pouvait pas, c'était non seulement au dessus de ses forces d'aller voir son père après cela, mais aussi de rester une minute de plus ici. alors elle se dirigea vers sa chambre, sans cesser de courir, rassembla deux ou trois affaires dans un sac, prit son épée et sortit du manoir.
elle traversa le village comme une ombre et se retrouva sur la route qui s'étendait droit devant elle, poussièreuse et grise sous la lumière blanche de ce jour d'automne nuageux. elle jeta un dernier regard désolé vers les habitations où elle laissait deux amis chers à son coeur, puis vers le manoir qui s'élevait au-dessus. une larme roula sur sa joue, qu'elle ne prit pas la peine d'essuyer. le tocsin sonna comme pour l'accompagner dans son long périple, mais en réalité, un domestique avait trouvé le corps et venait de donner l'alerte. mais personne ne tenta de l'arrêter, ni ne se demanda où elle était. elle était effacée.
et c'est ainsi qu'Amanae entama son long voyage sans but, abandonnant presque sans regrets son ancienne vie.

Fiche d'Amanae, semi-halfeline .


Douloureux Départ .

# Posté le jeudi 25 décembre 2008 15:24

Modifié le samedi 07 mars 2009 19:09

Tourments de l'Ange Déchu .

j'allumais les bougies une à une, en cercle. puis dessinais des formes étranges au sol, parfois avec une craie, d'autres fois avec un peu de sang animal. l'excitation montait en moi : j'y étais presque... j'avais tellement attendu cet instant. mais je ne devais pas faiblir, pas maintenant, je conyinuais donc fébrilement la préparation du sortilège et marmonnait une ou deux incantations pendant que je m'affairais.
Aedhil était là, belle, mélancolique et toujours inaccessible... mais ça allait changer. je finis par me lever et contempler mon travail avec une expression satisfaite. bien, j'allais pouvoir commencer ce rituel... alors, regardant la belle défunte avec admiration et espoir, j'entamais le chant. c'était une mélodie douce et froide, comme un gouffre... et je tombais dedans, longtemps. une lumière pâle commençait à émaner des écritures et je continuais plus fort, observant toujours Aedhil qui me souriait, mais je voyais bien dans ses yeux qu'elle était infiniment triste, sans comprendre. je ne voyais qu'elle...
la lumière augmenta et devint aveuglante, si bien que je continuais à chanter de plus en plus fort en fermant les yeux, mais toujours avec l'image de la belle Aedhil en tête. puis un bourdonnement sourd monta à mes oreilles. ce n'était pas normal, mais je ne pouvais pas m'arrêter, ma merveilleuse fantôme allait venir...

enfin, la détonation. un éclair aveuglant envahit la pièce sombre et je rouvris les yeux. Aedhil était devant moi, réelle, palpable.

mon amour, mon étoile, tu es enfin là... nous irons ensemble, à présent.

mais elle s'éloignait, lentement mais surement, je la voyais redevenir transparente et s'élever doucement dans les airs, et des bourrasques de vent soulevaient ses cheveux bruns et les miens. elle partait... non, il ne fallait pas.

- AEDHIIIIIIIIIIIIIIIIIIILLL !!! NOOOOOOOOOON !!!

je sautai et nos mains se touchèrent. ce contact froid mais réel... les larmes coulaient sans discontinuer sur mes joues brûlantes, mais toute mon attention était concentrée sur la jeune femme qui se désagrégeait dans le vent qui avait envahi la pièce. ses formes se troublaient et elle devenait floue, j'avais beau cligner des yeux en pleurant, elle s'éloignait chaque instant un peu plus de ce monde. je hurlais, et elle sourait toujours. un sourire fatigué et désespéré, mais un sourire quand même, pour me rassurer peut-être... mais je ne pouvais pas la laisser partir. je saignais, je ne savais pas d'où mais un liquide carmin coulait avec mes larmes sur mon visage déformé par le désespoir.

- AEDHIL !!! REVIENS !!!! PAR PITIE RESTE AVEC MOI !!!!!!

- Daniel... je t'aime.

- NOOON !!!

nouveau sourire, cette fois-ci vraiment heureux et loin de tout malheur. elle acceptait de partir... pourquoi ? je pouvais la ramener, il suffisait qu'elle reste...pourquoi...
soudain elle disparut totalement. la lumière blanche disparut aussi soudainement, me laissant effondré à terre et sanglotant sans pouvoir m'arrêter. évaporée dans l'atmosphère... c'était fini. jamais je ne la reverrais.

ça ne devait pas finir ainsi... que s'est-il passé ?

- AEDHIIIIL !!!

je l'appelais. en vain. soudain j'eus l'impression de tomber dans un gouffre et je me levais en sursaut, secoué de sanglots et en sueur. les yeux grands ouverts, mais ne voyant que la pâle silhouette se dissoudre devant moi... je clignais des yeux plusieurs fois et me rendais compte que j'étais au XXIème siècle, dans la chambre de l'hôtel miteux où je dormais et surtout, seul.

je suis hanté...

je finis par me lever d'un bond et à m'habiller de noir, avec mon manteau par dessus, comme d'habitude. je ne savais pas quoi faire et avais l'appétit coupé. ce fut en séchant les larmes qui maculaient mon visage que je décidais de me rendre à l'église.
l'air du matin était frais et me faisait du bien. je tripotais machinalement Inferna, accrochée dans mon dos, et regardais les passants qui m'observaient d'un air terrifié. j'avais mauvaise réputation chez les humains. moi, Daniel Addams, l'Ange de la Mort, le Faucheur... je déployais mes ailes ténébreuses en passant la main dans mes cheveux noirs qui tranchaient avec ma peau d'albâtre et mes yeux de cristal... ces yeux qui semblaient transpercer l'âme des gens que je regardais. je le savais bien et en usais et en abusais en présence de cette vermine terrestre : les humains.
au bout de quelques minutes de marche et de regards apeurés dans ma direction, j'atteignis l'église qui se dressait, seule, dans un vieux quartier aux maisons de pierre. je m'arrêtai quelques secondes devant le haut bâtiment usé par le temps puis pénétrais à l'intérieur par la porte en chêne massif.
une fois dans la "maison de Dieu", je jetais un regard amer à la croix sur laquelle était accrochée une statue du Christ, maudissant le Seigneur de ne pas m'avoir accordé la douce mais défunte Aedhil. il me l'avait enlevé. je le haïssais mais le considérait comme un vieil ami, par habitude, sans doute...
Tourments de l'Ange Déchu .

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 10:59

Modifié le lundi 12 octobre 2009 14:04